VELOROUTES ET SIGNALISATION
La mise en oeuvre de la signalisation routière sur les véloroutes et voies vertes (comme sur toutes les routes) représente les tous derniers travaux avant la mise en service d'une voie nouvelle ou d'un itinéraire nouveau. Pour autant, elle ne s’improvise pas ; il est notamment toujours indispensable de vérifier, dès le stade de la conception, que les emprises finales permettront d’implanter correctement ladite signalisation (accessibilité, visibilité …).

La signalisation est le vecteur d'information  qui permet de faire connaître aux usagers des voies ouvertes à la circulation publique les prescriptions et indications nécessaires pour que cette circulation soit plus sûre et facilitée.

On voit donc qu'elle revêt d' abord une importance toute particulière vis à vis de la sécurité routière, ce qui sous tend une responsabilité dans les tâches d'études et d'installation inhérentes à sa mise en oeuvre.

Par ailleurs, elle contribue au développement local - qui est une des fonctions reconnues des vvv - au travers la signalisation de repérage et notamment de sa principale composante, la signalisation de direction.

La signalisation routière s'inscrit dans un cadre réglementaire. Sans se substituer aux guides techniques (cf. biblio) utilisés par les concepteurs et aménageurs, cette fiche présente pour un large public de manière simplifiée les grandes lignes de cette réglementation et donne des références utiles pour approfondir la question. Dans tous les cas, le concepteur devra se référer aux derniers textes en vigueur ; à cet égard, des visites périodiques sur les sites internet visés dans cette fiche seront l’assurance de disposer d’un fonds de documentation à jour.

 

Le tableau ci-après indique, suivant la configuration type de la véloroute, si une signalisation spécifique  « vélo » est requise a priori.

 

 

Signalisation de police

Signalisation horizontale

Signalisation directionnelle (Dv)

 

Bande cyclable

Section courante

non

T3 5u

pictogramme (souhaitable)

possible

Intersections

C113 ou B22a ;

éventuellement C114 ou B40

Trait oblique T3 5u aux extrémités (possible). Pictogramme + flèche (recommandé) avant et après l’intersection.

oui

Piste

cyclable

Section courante

non

pictogramme (facultatif)

possible

Intersections

C113 ou B22a ; éventuellement C114 ou B40.

Eventuellement, suivant le choix du régime de priorité, AB3a (cédez le passage) ou AB4 (stop)

Pictogramme + flèche (recommandé) avant et après l’intersection.

Le cas échéant, lignes transversales liées aux AB3a ou AB4

oui

Voie verte

Section courante

non

non

possible

Intersections

C115 ; éventuellement C116 Eventuellement, suivant le choix du régime de priorité, AB3a (cédez le passage) ou AB4 (stop)

Le cas échéant, lignes transversales liées aux AB3a ou AB4

 

oui

Accotement revêtu

Section courante

non

non

possible

Intersections

non

non

oui

Autres voies à circulation apaisée

Section courante

non

non

possible

Intersections

non

non

oui


 

1 – Les principes généraux à respecter

 


La signalisation repose sur le respect  des principes élémentaires suivants :

 L’utilisation de codes reconnus (notion de langage acquis) ce qui ramène, pour la signalisation, à l’apprentissage effectué au moment du passage du code de la route ou en milieu scolaire.

 L’emploi de ces codes d’une manière homogène de sorte à éviter les confusions dans l’esprit de celui qui les reçoit.

* La recherche d’une certaine concision.

* La continuité des directions signalées

Ces fondements articles L.411-6 et R.411-25 du code de la route :

Article L.411-6 « Le droit de placer en vue du public, par tous les moyens appropriés, des indications ou signaux concernant, à un titre quelconque, la circulation n'appartient qu'aux autorités chargées des services de la voirie. »

Article R.411-25 « Le ministre chargé de la voirie nationale et le ministre de l'intérieur fixent par arrêté conjoint publié au Journal officiel de la République française les conditions dans lesquelles est établie la signalisation routière pour signifier une prescription de l'autorité investie du pouvoir de police ou donner une information aux usagers.

Les dispositions réglementaires prises par les autorités compétentes en vue de compléter celles du présent code et qui, aux termes de l'arrêté prévu au premier alinéa, doivent faire l'objet de mesures de signalisation, ne sont opposables aux usagers que si lesdites mesures ont été prises.

Les usagers doivent respecter en toutes circonstances les indications résultant de la signalisation établie conformément au premier alinéa… ».

La traduction du 1er alinéa de l’article R.411-25 du code de la route  consiste en l’édition de :

- L’arrêté interministériel du 24 novembre 1967 modifié  - liste et  définition des signaux routiers.

- L’instruction interministérielle sur la signalisation routière (I.I.S.R. en 8 parties ) – domaine d’emploi et règles d’utilisation des signaux  routiers.

Pour revenir aux principes élémentaires de communication, l’I.I.S.R. les traduit par des critères d’efficacité :

- L’uniformité de la signalisation qui implique l’interdiction d’utiliser, sur toutes les voiries, des signaux non réglementaires hors expérimentation dûment autorisée par la Direction de la Sécurité et de la Circulation Routières (D.S.C.R.).

 

 I.I.S.R. article 14-1

 « L’emploi de signaux d’autres types ou modèles que ceux qui sont définis dans la présente instruction est interdit..

… »

- L’homogénéité qui exige que, dans des situations identiques, l’usager rencontre des signaux de même valeur et de même portée, implantés suivant les mêmes règles.

- La simplicité s’obtient en évitant une surabondance de signaux qui fatigue l’attention de l’usager, lequel tend alors à négliger les indications données ou même ne peut les lire, les comprendre ou les enregistrer.

S’y rajoute le critère de continuité des mentions (spécifique à la signalisation directionnelle) => la prise en charge des usagers par une quelconque mention doit être continue jusqu’à destination.


 
2) La signalisation de police

 

La signalisation de police indique les prescriptions ou informations destinées à l’usager de la route, notamment dans les carrefours

 

.


Rappel des principaux panneaux relatifs


à la circulation des cycles

Schéma et numéro

Définition

Commentaires


A21

Débouché de cyclistes venant de droite ou de gauche.

Il est placé en signalisation avancée et s'adresse aux automobilistes.


        C113         C114

Début et fin de piste ou de bande cyclable réservée aux cycles.

 

L'aménagement cyclable est facultatif pour les cyclistes et il leur est réservé


          B22a         B40

Début et fin de piste ou de bande cyclable obligatoire et réservée aux cycles.

L'aménagement cyclable est obligatoire pour les cyclistes et leur est réservé .

Usage exceptionnel.

        

        C115          C116

Début et fin d’une voie verte.

Route réservée à la circulation des véhicules non motorisés, piétons et cavaliers(sauf indication contraire du type « cavaliers interdits » par panonceau M9z).


B7b

Accès interdit à tous les véhicules à moteur.

 


B9b

Accès interdit aux cycles.

 

 

B1+M9z

Rue à double sens dont un réservé aux cyclistes.

Placé à une extrémité

      

        C24a        C24c

 

C24a : placé à l'autre extrémité

C24c : placé aux intersections

 


         C109       C110

Aire piétonne

Cyclistes autorisés à circuler (sauf disposition différente) à l’allure du pas et sans gêner les piétons.

 

Critères d’efficacité

·         Uniformité et homogénéité

Les panneaux de police, définis dans l’arrêté du 24 novembre 1967 modifié et homologués, et uniquement ceux-ci, doivent être utilisés suivant le principe du bon panneau à la bonne place.

Ici, le panneau de danger (avec symbole « vélo » en lieu et place du symbole « automobile ») et le panonceau comportant lui-même un symbole non réglementaire, tous deux hors nomenclature, mettent à mal le principe d’uniformité. En outre, les indications littérales « attention » et « danger » sont redondantes car contenues de fait dans le panneau de danger.

C’est un panneau A16 + B29 « mettez pied à terre » qui seraient adaptés à l’annonce de ce danger et de l’obligation qui s’y attache.

·         Simplicité

A son égard, il est à noter que les inscriptions sur les panneaux à message littéral ou sur les panonceaux (type M9) doivent être claires et concises.

Exemple d’indications difficilement comprises et donc applicables.

 

 

 


Application

·  Le cas du régime de mixité

La notion de « mixité »   ou de « cohabitation » consiste à laisser les cyclistes avec d’autres usagers. C’est le cas le plus fréquemment rencontré car un vélo demeure un véhicule (cf. : article R311-1du code de la route – définition des types de véhicules).

Il n’y a donc pas lieu de prévoir une signalisation particulière (verticale ou marquage) notifiant ce partage de la route.

L'artifice d'une signalisation particulière pour le régime de mixité (ici avec un panneau A21 à contre emploi et un panneau hors nomenclature) pourrait avoir, a contrario, l’effet de dévaloriser la notion générale du partage de la route là où on ne la notifie pas.

A noter, en outre, que l’accotement revêtu utilisable par les piétons et les cyclistes qui le souhaitent (article R 431-9 du code de la route) est à considérer comme ressortissant de cette notion de mixité.

·  Le cas des véloroutes en site propre

Les dangers ou prescriptions à signaler sont ceux qui concernent exclusivement les cyclistes  (et les piétons et cavaliers dans le cas des voies vertes).

En effet, la signalisation n’a pas à prendre en compte les usages dérogatoires (exploitation, secours…) ou a fortiori en contravention avec le statut de la voie.

·  Le cas des aires piétonnes

Les panneaux C109 / C110  définissent une aire piétonne qui est une zone  affectée à la circulation des piétons et des cyclistes roulant à l’allure du pas et sans gêner les piétons, et à l’intérieur de laquelle la circulation et le stationnement des véhicules automobiles sont réglementés.

 

 


                    C109            C110

Leur emploi sur voie verte pour affirmer la notion du partage de la voie entre cyclistes et piétons et/ou cavaliers est inadapté : on ne peut, en effet, superposer deux statuts sur une même section de voie. On leur préférera donc, le cas échéant, des panneaux de prescription adaptés.

Par contre, une voie verte peut déboucher sur une aire piétonne, dans ce cas le changement de statut doit être clairement notifié : panneau relatif au statut quitté + panneau relatif au nouveau statut .


3) La signalisation horizontale

 


Elle comporte des codes tels que les lignes longitudinales : continue / discontinue avec différentes modulations (rapport plein/vide), différentes largeurs ;  par ailleurs, les autres marques transversales ou pictogrammes peints sont autant de codes qu’il convient également de ne pas dévoyer.

Leur usage est précisé, dans la 7ème partie de l’instruction interministérielle sur la signalisation routière (I.I.S.R.) et dans le guide CERTU – la signalisation des aménagements et des itinéraires cyclables (cf. biblio).

    

figurine pour voies cyclables/pictogramme

·  Le marquage axial est réservé au cas des pistes cyclables bi-directionnelles mais il n’est pas obligatoire.

Aussi, les voies vertes n’ont pas vocation à recevoir de marquage axial ou de rive sauf éventuellement pour marquer un point singulier  (ex. : barrière / plot, approche d’une intersection ).

 

·  Les traversées de chaussées par des véloroutes non prioritaires ne sont pas à indiquer par un marquage particulier.

Ce type de marquage donne une impression de fausse sécurité aux cyclistes.

·  La coloration verte de la chaussée ne peut être utilisée qu’en complément du marquage blanc réglementaire ni être systématisée. A cet égard, les aplats de couleur sont déconseillés car ils peuvent induire  un risque de glissance.

·  Les lignes des « stops » et « cédez le passage » doivent obligatoirement accompagner les panneaux AB 4 et AB 3a (et réciproquement), sauf impossibilité technique.

·  Aucun panneau ne peut être reproduit par du marquage sur la chaussée.

·  Comme pour la signalisation verticale, les produits doivent  être certifiés NF.


 

4) La signalisation directionnelle

La signalisation de direction aide à rejoindre la destination initialement choisie, voire à signaler des destinations occasionnelles (en l’occurrence, essentiellement touristiques). Il y a en effet incontestablement un besoin de repérage fréquent pour ces usagers qui utilisent leur propre énergie pour se déplacer et donc redoutent de se tromper d’itinéraire.



La signalisation directionnelle est concernée par les articles L.411-6  et R.411-25 du code de la route ; elle est donc, au même titre que les autres types de signalisation, réglementée*, y compris pour ce qui concerne la méthodologie  des études nécessaires à sa mise en œuvre.

 *Par l’instruction interministérielle introduite par la circulaire du 22 mars 1982. Cette instruction doit prochainement être refondue, d’une part, dans  la 5ème partie de l’IISR et d’autre part, dans un  guide technique associé.

Une démarche prag-matique

Les études de signalisation directionnelle, se décomposent  en 2 parties :

*Le schéma directeur qui vise à fixer le « que signaler » aux différents carrefours dans la zone  ou sur l'axe étudié. Le résultat de cette partie d’étude se retrouve dans les fiches-carrefour (voir glossaire). Il est à considérer comme le développement d’une méthode de sélection logique pour aboutir à un résultat cohérent et préservant les critères d’efficacité de la signalisation (notamment celui de simplicité, ce qui ramène à un nombre restreint de mentions (voir glossaire).

* Le projet de définition qui vise à fixer le « comment signaler » c’est à dire les équipements de signalisation à mettre en œuvre physiquement.

Les principes qui doivent guider cette démarche, au titre des itinéraires cyclables, sont les suivants :

·  ne pas proposer une démarche trop lourde, mais plutôt des réponses simples et adaptées ;

·  réaliser les études en s’appuyant sur les autres schémas directeurs existants (sachant que les différents schémas directeurs ont vocation à s’imbriquer les uns dans les autres) et sur la stratégie de  « communication touristique »; avec comme maître mot : la cohérence.

·  préserver le critère de continuité des mentions en impliquant, le cas échéant, les acteurs des aires limitrophes.

La suite de ce chapitre rappelle succinctement les étapes-clé de la démarche avec quelques indications ou pistes de réflexion à mener suivant les cas.

LE SCHEMA DIRECTEUR DE JALONNEMENT  DUN RESEAU CYCLABLE           

Il se conçoit comme un complément au schéma directeur de signalisation directionnelle relatif à la circulation générale (schéma directeur départemental, par exemple) sur une aire d’étude prédéfinie relative à  un réseau cyclable identifié préalablement.

Il est découpé en plusieurs étapes :

1) Le recensement des pôles (voir glossaire)

Le recensement complémentaire, éventuellement nécessaire, concerne les pôles intéressant les cyclistes et n’ayant pas été pris en compte au titre du schéma directeur relatif à la circulation générale. Il doit être le fruit d’une concertation, menée au niveau local, la plus large possible.

 2) La hiérarchisation des pôles

Les pôles sont classés par ordre décroissant d’importance selon qu’il sont d’intérêt européen, national, régional, départemental, cantonal ou local.

Les compléments apportés à ce classement, au titre de l’étude  propre à un réseau cyclable, portent essentiellement sur le niveau local,  exceptionnellement, pour le cas  des pôles touristiques, sur le niveau cantonal ou départemental.

Cette hiérarchisation résulte également  d’une concertation locale.

3) L’attribution des modes de signalisation en fonction du recensement / classement.

La cohérence d’un schéma directeur général nécessite d’opérer, parmi les composantes de la signalisation de repérage, des choix sur le mode de signalisation, , pour chaque type de pôle recensé. Au titre d’un complément propre au réseau cyclable, il conviendra de vérifier la validité des choix pris antérieurement.

Les différents modes de signalisation adaptés aux véloroutes et voies vertes sont :

·  Inscription sur les relais d’information service- R.I.S. (panneaux CE3b)

·  Les panneaux CE exemple :

·  La signalisation directionnelle proprement dite par panneaux de type Dv (voir ci-après)

·  Les panneaux de type H20 (voir ci-après) relatifs à un circuit ou route touristique.

 A noter un mode de signalisation supplémentaire : La S.I.L. (signalisation d’information locale) relative à certains services et commerces et dont l’usage peut permettre :

·  d'alléger la signalisation directionnelle

·  d'éviter la pose de certains dispositifs publicitaires comme les pré-enseignes.

4)  L’étude des liaisons (voir Glossaire).

Une liaison est un parcours entre deux pôles hiérarchisés (cf. 2).

Ces liaisons font l’objet d’un classement suivant l’importance des pôles reliés sur la véloroute et ,le cas échéant, à l’extérieur (il est indispensable de fixer une limite raisonnable à la distance à parcourir par les cyclistes hors véloroute  pour rejoindre  ces derniers pôles.)

La prise en compte d’une liaison dans le schéma directeur est déterminée normalement par le calcul suivant l’importance des pôles étudiés et de leur éloignement (temps de parcours).

NOTA IMPORTANT : Il faut tenir compte  de la vitesse de déplacement des cyclistes (lenteur) pour ce calcul.

 

 

 

 

 

 



5) L’intégration des pôles du niveau local

Il s’agit soit d’agglomérations peu importantes soit de pôles touristiques mineurs soit d’équipements et  de services. Ils font l’objet d’une signalisation de proximité depuis l’itinéraire cyclable au point de choix le plus pertinent en fonction de l’éloignement et de la sécurité.

6) L’étude du rabattement vers la véloroute qui vise  à fournir aux usagers (cyclistes ou non) l’information  nécessaire pour rejoindre la véloroute doit se baser, d’une part sur la géographie, et, d’autre part, sur le potentiel d’usagers à toucher en tel point (par exemple : centre d’un bourg, gare, syndicat d’initiative).

7) La synthèse des fiches-carrefour : Pour chaque liaison déterminée (cf. 4), le pôle d’arrivée est mentionné à chaque carrefour le long du parcours. Chaque carrefour  fait l’objet d’une fiche-carrefour comportant l’ensemble des mentions justifiées par les liaisons traversant ledit carrefour et par un éventuel jalonnement de proximité (cf. 5). Certaines mentions doivent être supprimées si le nombre de mentions est excessif compte tenu des critères de simplicité et de lisibilité et du seuil qui en découle, soit 4 mentions par direction.

8) La validation du schéma directeur par les gestionnaires est indispensable pour lui conférer du poids vis à vis des demandes futures qu’il conviendra de traiter suivant les mêmes principes.

Les autres éléments de repérage.

Il convient de ne pas négliger la pose de panneaux de type EB 10/EB20 pour les agglomérations,  E 31 pour les autres localisations (lieu-dit, forêt, quartier), E 32 (cours d'eau), E 33a (limite d’un espace protégé au titre de l’environnement,  ex. : Parc naturel), E36 pour les entrées d'un département ou d'une région (les seuls, outre les RIS, susceptibles de recevoir les logotypes correspondants à ces entités administratives).

LE PROJET DE DEFINITION

Il permet de préciser les caractéristiques exactes du matériel à commander  (cf. : guide CERTU – la signalisation des aménagements et des itinéraires cyclables et les normes en vigueur) .

Il découle d’une manière naturelle du schéma directeur ; pour autant,  il nécessite toujours une visite terrain permettant de  valider définitivement ce dernier.

Il implique la mise en oeuvre  de panneaux :

·       de type Dv   sur la véloroute.

Exemple de panneau de présignalisation

Exemple de panneau de position

Exemple de panneau de confirmation

NOTA : les panneaux Dv peuvent être surmontés d’un cartouche comportant le nom de l’itinéraire ou l’identifiant de la véloroute (nom ou numéro)

·       le cas échéant, de type H20 se rapportant à un circuit ou une route touristique. Exemple :

NOTA : Ces panneaux H20 sont les seuls aptes à contenir des logotypes hors nomenclature, les identifiants en question étant définis localement pour chaque circuit ou route touristique.

·       De type D qui compléteront éventuellement des ensembles de signalisation relatifs à la circulation générale, pour le rabattement vers la véloroute. Exemple:

 

NOTA IMPORTANT:

Le symbole SC2 caractérise dans ces panneaux la direction conseillée aux cycles. Certaines situations d’impasse pour les cyclistes peuvent se présenter au fil d’un itinéraire (par exemple débouché vers une route express) ; il convient alors impérativement de marquer ces interdictions à temps en opposant, au SC2, un symbole SI2  placé en regard des directions concernées (qui touchent donc la circulation générale).

 

 

GLOSSAIRE

Fiche-carrefour : résultat de l’étude du schéma directeur. On y trouve toutes les mentions définies dans le carrefour.

Liaison : relation entre pôles importants (au moins d’intérêt cantonal) telle que si celle-ci existe entre deux Pôles A et B, la mention « B » apparaît depuis A et réciproquement.

Mention :  Libellé des pôles sur les panneaux.

Pôle : Entité géographique (agglomération, quartier, lieu-dit, zone d'activités, zone ou site touristique, parc de stationnement, équipements divers...) ou service (hébergement, restauration, réparations …) pouvant faire l’objet d’une indication.

 

 


 

5 – la réglementation

 


L’inscription des textes dans la hiérarchie législative et réglementaire

 

1- Les conventions internationales

signées par la France => Convention internationale de VIENNE et accords européens de GENEVE visant à l'uniformité internationale des signaux /symboles routiers et des marques routières.

2- Les lois => Code de la route pour sa partie législative

3- Les décrets =>Code de la route pour sa partie réglementaire.

Nota important : Le code de la route s’applique, de fait, aux voies ouvertes à la circulation publique quelle que soit leur domanialité  (Cf. : son Article R. 110‑1 ).

4- Les arrêtés, les circulaires et instructions=>Arrêté interminis-tériel du 24 novembre 1967 modifié « signalisation des routes et autoroutes », circulaire du 16 mai 1996 relative à l’utilisation de la couleur sur chaussée, interministérielle sur la signalisation routière (I.I.S.R.) en 8 parties.

La normalisation

La signalisation routière fait l'objet de normes qui s’imposent à tout gestionnaire de voies ouvertes à la circulation publique en vertu du code de la voirie routière qui dispose que les  équipements de la route (signalisation, sécurité et exploitation) sont soumis à homologation.

 

Le respect de cette obligation est un gage de sécurité pour les maîtres d'ouvrage qui ont ainsi toute garantie de qualité (mécanique, durabilité...)  pour le matériel ; ce qui leur permettra d’éviter, par exemple, la mise en œuvre  de panneaux à bords coupants ou d’un marquage glissant.

 

La réglementation de la  publicité

La protection de l’environnement apparaît comme spécialement sensible sur les véloroutes et voies vertes, compte tenu de l’usage même de ces voies et du fait que leurs usagers sont, en général, attentifs plus  qu’ailleurs à cette question.

La réglementation de la publicité, enseigne et préenseigne repose, d’une part, sur le code de l’environnement (art. L.581-1 à L.581-45) et, d’autre part, sur le code de la route (art. R 418-1 à R.418-9) qui s’attache spécifiquement à la sécurité routière, à la protection de l’usager et du domaine public routier dans son intégralité.

Rappel de quelques interdictions

La publicité est interdite notamment :

 

·       Sur les signaux réglementaires  réglementant la circulation et leurs supports ainsi que sur tout autre équipement intéressant la circulation routière.

·  Sur le domaine public, hors agglomération * (sauf disposition particulière prise par les autorités compétentes).

·  Sur les monuments naturels, dans les sites classés et les secteurs sauvegardés.

·  Sur les monuments historiques.

·  Dans les parc naturels nationaux et les réserves naturelles.

·       Sur les arbres.

·  Sur les poteaux de transport et de distribution électriques, de télécommunication, d’éclairage public.

 

En outre, tout dispositif, dessin, inscription ou marquage comportant la reproduction d’un signal réglementaire, ou  pouvant être confondu avec les signaux réglementaires,  est interdit.

 

* En agglomération, en site propre, une zone de publicité restreinte peut utilement être instaurée sur initiative de la municipalité.

 

Le défaut d’entretien normal

Il est caractérisé lorsque le gestionnaire n’a pas mis en place une signalisation adaptée (ou assuré la maintenance satisfaisante  de celle ci), et notamment lorsqu’il s’agissait de prévenir les usagers des dangers (éventuellement temporaires) présentés par l’ouvrage public.


 
Eléments bibliographiques

* Code de la route*.   

* Code de la voirie routière.*                          

* Arrêté interministériel du 24 novembre 1967 modifié « signalisation des routes et autoroutes ». **

* Circulaire du 16 mai 1996 relative à l’utilisation de la couleur sur chaussée

* Instruction interministérielle sur la signalisation routière (I.I.S.R.) en 8 parties. **

* Instruction interministérielle relative à la signalisation de direction. Direction des journaux officiels, 1982.

* Guide sur la signalisation touristique ministère de l’équipement – ministère du tourisme.  Direction des journaux officiels, 1992.

* Recommandations pour les aménagements cyclables (RAC), CERTU, 2000.

* Guide « La signalisation des aménagements et des itinéraires cyclables », CERTU 2004.

* Recommandations pour les itinéraires cyclables (RIC), CERTU, 2005

* Fiches techniques "Véloroutes et voies vertes"éditées entre 2001 et 2006 : 1- Relais vélo, 2- Traversées d’agglomération, 3- Choix techniques, 4- Ouvrages d’art, 5- Tourisme, 6- Intersections.

 

 

* Ces références réglementaires sont accessibles   à l’adresse suivante : 

http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/ListeCodes

** Ces références réglementaires sont accessibles à l’adresse suivante : 

http://www.securiteroutiere.equipement.gouv.fr/infos-ref/route/signalisation/

L’internaute pourra également trouver, à cette dernière adresse, des informations utiles sur la signalisation, le catalogue des signaux routiers et la base des signaux routiers copiables sur le site.

 

Autres adresses internet utiles, celles propres à la normalisation ou à la certification des dispositifs de signalisation :

-Site de l'ASQUER  : http://www.asquer.asso.fr/ (pour notamment obtenir la liste des sociétés certifiées).     

-Site  de l'AFNOR : http://www.marque-nf.com